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Le tour du monde du roi Zibeline
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3

Le tour du monde du roi Zibeline

de
"- Mes chers amis, s’écria Benjamin Franklin, permettez-moi de dire que, pour le moment, votre affaire est strictement incompréhensible. - Nous ne demandons qu’à vous l’expliquer, dit Auguste. Et d’ailleurs nous sommes venus pour cela. - Eh bien, allez-y. - C’est que c’est une longue histoire. - Une très longue histoire, renchérit Aphanasie, sa jeune femme que Franklin ne quittait plus des yeux. - Elle traverse de nombreux pays, elle met en scène des drames et des passions violentes, elle se déroule chez des peuples lointains dont les cultures et les langues sont différentes de tout ce que l’on connait en Europe… - Qu’à cela ne tienne ! Au contraire, vous mettez mon intérêt à son comble…" Comment un jeune noble né en Europe centrale, contemporain de Voltaire et de Casanova, élevé par un philosophe français, va se retrouver en Sibérie puis en Chine, pour devenir finalement roi de Madagascar… Un roman vif, fougueux, enthousiasmant par l’auteur de Rouge Brésil (prix Goncourt 2001), Le Grand Coeur (2012) ou Immortelle randonnée (2013). Jean-Christophe Rufin, est membre de l’Académie française depuis 2008.
Publié le 06/04/2017 par Editions Gallimard
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Publié le 19/06/2017 11:14:45 par
3
Je gardai un souvenir ému de Rouge Brésil et de Katiba de cet auteur. C’est donc avec joie que je commençais ma lecture. Si je n’ai pas détesté, je n’ai pas non plus été enchantée par ce dernier roman de l’auteur. Commençons par ce que j’ai apprécié : c’est bien écrit, facile à lire, la prose est fluide. On voyage depuis la Pologne jusqu’à Madagascar en passant par le Kamchatka, Paris et les Etats-Unis. Les deux narrateurs font en sorte que le récit rebondisse et ne lasse pas. Il leur en arrive, des aventures ! Alors certes, le récit est prenant, mais je n’ai pas senti une vraie ambiance dans ce roman qui m’aurait donné envie d’y retourner ; et surtout je m’attendais à plus de profondeur dans le récit. Les références philosophiques aux philosophes des Lumières m’ont paru bien plates. Oui, le romancier m’a fait découvrir le personnage haut en couleur de ce roi de Madagascar. Pourtant, cela ne suffira pas à ce que son roman me reste en mémoire longtemps. L’image que je retiendrai : Celle de la zibeline que le héros chasse au Kamchatka et qui sera son nom de roi. Quelques citations : « Ce qu’on ne peut éviter, il faut le vouloir. » (p.120) « Elle m’expliqua que, d’après ses observations, les hommes avaient pour aimer besoin de conquérir l’objet désiré. Si l’amour des femmes, selon elle, pouvait se déployer dans l’abstrait, celui des hommes était inséparable de la possession. » (p.246)
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