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L'Affaire des vivants
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5

L'Affaire des vivants

de
Charlemagne Persant, né au milieu du XIXe siècle dans une ferme pauvre de la région lyonnaise, aurait dû avoir la vie toute tracée d'un paysan désargenté. C'était sans compter sur son grand-père qui, per- suadé de l'inverse, allait forcer le destin en donnant à l'enfant un étonnant prénom d'empereur. À lui répé- ter si souvent que sa destinée serait exceptionnelle, il développa chez lui un charisme qui plia le monde à son bon vouloir. Son sens aigu du commerce et sa froideur lui dicteront au fil des années une ligne de conduite inflexible qui le conduira, y compris par un mariage bien au-dessus de son rang, à gravir tous les échelons. Jamais l'empathie, le remords ou la com- passion n'auront de place dans ses choix. Jamais sinon peut-être pour une prostituée aussi noire de peau qu'il l'était de cœur et pour laquelle il fera preuve de la seule tendresse dont il fut capable un jour. À ne rien donner, on ne transmet pas non plus sinon la ruine et le malheur. Les amours manquées feront de la fin de Charlemagne un brasier bien cruel. Femme et enfant tenteront d'exister au-delà même de son souvenir. L'Affaire des vivants, formidable évo- cation d'un destin hors norme, saga historique de la France de la fin du XIXe, a tous les ingrédients de la tragédie classique.
Publié le 03/01/2017 par LIBRETTO
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5
Pour une fois, le bandeau du roman signé Alice Ferney (excusez du peu) a raison : ce roman est un chef d’oeuvre. Tout m’a plu : le style à la fois simple mais au vocabulaire recherché (l’auteur explique en fin de volume qu’il s’est servit de certains mots de la langue française tombés en déshérence). L’histoire ensuite : celle de ce bébé que le grand-père prénomme Charlemagne et qui sera un homme à part, faisant plier tout le village devant lui. Un homme entreprenant et avide de s’élever socialement. J’ai aimé tous les personnages, car l’auteur ne les dénigre jamais : ses deux frères rustauds et le troisième un peu révolté ; le fils gâté et exact opposé de son père ; la femme sachant reprendre les rênes ; l’associé un peu frileux…. J’ai aimé la conclusion de ce roman : notre rapport avec nos morts ; ce que la vie nous apprend. Vous l’aurez compris, un coup de coeur. L’image que je retiendrai : Celle de la documentation que l’auteur a utilisé, et les explications qu’il donne en fin de volume, notamment sur la venue de Louise Michel dans le bourg.
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