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Un jour, un livre, la chronique

Les âmes et les enfants d'abord
Les âmes et les enfants d'abord
La narratrice s’adresse à elle, Madame, ce tas de chiffons qu’elle a croisé un jour sur les marches de la Basilique Saint Marc, en face du café Florian. Son fils lui tenait la main, à hauteur de misère. Depuis, elle ne cesse de penser à cette pauvreté dans nos rues, et nous parle de ce mendiant de la boulangerie qu’elle croise tous les matins. Sans fards, sans langue de bois ni faux-semblants, la narratrice nous donne à voir cette pauvreté à hauteur d’enfant. Comment leur expliquer ? La répétition de l’apostrophe à Madame donne un corps à cette pauvreté. La narratrice convoque également les pages de Victor Hugo et les sonnets de Baudelaire. Une lecture qui vient nous démanger dans notre quotidien. L’image que je retiendrai : Celle de la narratrice appelant sébile un gobelet McDo.
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